L’art jetable d’Alejandro Duran

Les couleurs sont joyeuses, la mise en scène poétique, mais le sujet est grave. En collectant les déchets qui s’amoncellent sur les plages de son Mexique natal pour en faire des installations artistiques, l’artiste Alejandro Duran veut nous alerter sur ce mal qui ronge petit à petit les endroits les plus reculés de notre planète.

Transforming a Trashed Landscape, c’est le nom de cette oeuvre, dénonce la consommation de masse et les ravages qu’elle cause sur l’environnement. Progressivement, les déchets squattent les terres et les mers, qui étouffent lentement mais sûrement sous le plastique de nos emballages. C’est en se promenant sur les plages de la côte de Sian Ka’an, une des plus grandes réserves naturelles mexicaines, également classée au patrimoine mondial de l’Unesco, qu’Alejandro a collecté puis trié les déchets ramassés pour monter ces installations éphémères. Les algues deviennent des bouteilles d’eau, les ampoules ont remplacé les méduses…Les images fascinent autant qu’elles effraient.

« Ces photos décrivent une nouvelle forme de colonisation par le consumérisme, par laquelle même une terre vierge se trouve menacée par l’impact grandissant de notre culture du jetable. La subtilité de ce projet repose non seulement sur la transformation d’un paysage souillé, mas aussi sur sa potentielle capacité à éveiller les consciences et à changer notre comportement vis-à-vis de la consommation et de nos déchets. »

Le reste des travaux d’Alejandro Duran est visible sur son site internet, mais aussi sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram).

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3 Commentaires

  1. C’est beau et terrifiant à la fois!
    Ils parlaient justement de ça à midi au journal, enfin de ces pseudo continents de déchets qui flottent au large qui, cumulés, représentent 6 fois la superficie de la France et dont certains composants s’échouent sur les plages d’îles parfois désertes.
    On est en train d’asphyxier la Terre et il sera compliquer de renverser la vapeur…

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  2. artfordplus

    Triste réalité qu’on a tendance à éluder. Aujourd’hui ça nous choque et on se sent responsable mais le lendemain on oublie tout ça et on reprend notre petit train-train. C’est exactement la même chose quand s’agit d’agir en faveur des populations en détresse avec des aides humanitaires.
    Pour en revenir à l’article la deuxième image avec ce champ de brosses à dent est l’une des plus marquante. On a l’impression qu’elles nous fixent comme pour nous accuser.

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    • Joyeux Magazine

      Oui mais je pense qu’à force d’être répété le message finira par passer ! J’avais un prof de changement social qui était convaincu que les artistes étaient les premiers initiateurs des évolutions de notre société. Je crois profondément que l’art peut faire germer de nouvelles idées, de nouvelles envies et soulever petit à petit de nouvelles politiques et de nouvelles habitudes. Restons optimistes. On ne plus tout sauver mais on a encore la possibilité de limiter la casse !

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