Ce que l’on gagne à devenir son propre meilleur ami

C’est un conseil un peu niais qu’on ne prend souvent pas au sérieux et qui change pourtant la vie de ceux qui l’ont appliqué. Etre son propre meilleur ami, ce n’est pas devenir schizophrène, ce n’est pas se faire passer avant tout le monde, ce n’est pas non plus se trouver génial en toutes circonstances. C’est simplement se faire confiance, prendre soin de soi et accepter ses erreurs pour mieux les surpasser. « Aide-toi et le ciel t’aidera », ça vous dit quelque chose ?

On se sent plus fort, plus en sécurité. Qu’on le veuille ou non, la première épaule sur laquelle pleurer, c’est la vôtre. Bonne nouvelle : vous en avez deux ! Même si rien ne vaudra jamais l’irremplaçable coup de fil à un ami, c’est toujours bon d’éprouver de la compassion envers soi-même et de savoir essuyer ses propres larmes en cas d’urgence. C’est difficile, c’est un apprentissage qui prend du temps, mais qu’est-ce que c’est bon de savoir s’auto-réconforter.

On est moins dépendant émotionnellement. Au fur et à mesure qu’il se construit, c’est magique, ce nouveau rapport d’amicalité intérieure vient combler certains vides qui semblaient peser sur nos vies. On se sent tout simplement moins seul quand on décide d’apprécier sa propre compagnie. On ne se jette pas sur le premier partenaire venu et l’on est moins en proie aux relations toxiques. Comme si l’on prenait enfin conscience de sa valeur personnelle.

On prend le dessus sur les pensées dévalorisantes. Etre son propre meilleur ami, au début, c’est comme faire vivre une deuxième personne en soi, un ami imaginaire immensément sage qui nous ramènerait dès que nécessaire à la raison. Au lieu de s’enfoncer dans des pensées destructrices, de rancœur ou de jalousie, une petite voix émerge en nous pour réveiller des idées plus constructives.

On est plus tolérant avec soi-même. Les erreurs n’ont plus la même importance et l’on se pardonne plus facilement. Après tout, chacun a ses moments de faiblesse, d’égarement, d’oubli, de confusion, y compris nous-même. On peut apprendre de ses erreurs, progresser, sans porter toute sa vie le poids de la culpabilité. Si vous n’attendez pas des autres qu’ils soient parfaits, pourquoi l’exigeriez-vous de vous-même ?

On ne culpabilise pas de prendre des moments pour soi. Quand on est parent, quand on prépare un examen, quand on cherche du boulot, les moments de pause peuvent être source de culpabilité. Or, on oublie que prendre soin de soi, s’accorder un moment de plaisir personnel, c’est aussi recharger ses accus pour les autres, pour la suite de nos projets.

On est plus à l’écoute de son corps, de ses sensation, de ses émotions, de son intuition. Etre son propre meilleur ami signifie aussi soigner sa santé physique et mentale, détecter plus rapidement les moments d’épuisement et savoir y remédier sans attendre que ça dégénère. Une envie de grand air, le besoin de se défouler après une longue journée de boulot ou de s’isoler pour se remettre d’une grosse émotion,… Apprenons à sentir et à satisfaire du mieux possible ces besoins parfois imperceptibles qui nous aiguillent, nous signalent qu’on va trop vite ou qu’on prend la mauvaise direction.

On prend de meilleures décisions. On se fait davantage confiance, on est moins influençable : c’est inévitable, on opte pour des choix qui ont plus de sens, qui trouvent en nous un écho plus grand que celui de l’envie de plaire ou de la peur de manquer. La prise de risque nous semble mieux maîtrisée. Bref, l’effet girouette disparaît.

On est une épaule plus solide pour les autres. Cette nouvelle forme de confiance en soi nous aide aussi dans nos rapports avec notre entourage. Quand la personne en face souffre, on a moins tendance à s’effondrer avec elle, mais on trouve au contraire la force de se tenir suffisamment droit et robuste pour porter son chagrin.

On  leur inspire plus confiance. CQFD. Quand l’ami que nous percevons en nous-même croit en nous, s’efforce de souligner nos qualités,  c’est comme un projecteur qui illuminerait ce que nous avons de plus beau en nous. « Si vous avez de belles pensées, elles rayonneront en vous comme un soleil et vous aurez toujours l’air radieux », c’est Roald Dahl qui l’a dit.

Didiou nau dat : En avion, en cas de dépressurisation, les compagnies aériennes recommandent d’enfiler son masque à oxygène avant celui de son enfant. Ça parait contre-intuitif et pourtant, on aura moins de difficulté à aider l’autre si l’on est soi-même équipé pour le faire. Parfois, il faut savoir s’occuper de soi pour pouvoir mieux s’occuper des autres.

Et vous, avez-vous l’impression d’avoir développé une attitude bienveillante avec vous-même ? On est d’accord pour dire que ça vaut le coup ? 

Crédit photos : Henry Leutwyler 

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