Moyoshi : la jungle urbaine reprend ses droits

C’est la mauvaise herbe citadine. Tapie dans le bitume, elle perce parfois son chemin jusqu’à la lumière et nous observe d’un regard défiant. Sur les murs et les trottoirs, le graff de Moyoshi lui offre des yeux pour signifier de sa présence oubliée, méprisée mais inexorable.

Ses créatures foisonnantes de feuillages, à moins que ce ne soient des plumes, aux regards vifs et profonds, à la fois doux et menaçants, nous rappellent que nous ne sommes que locataires de cette planète bleue. Au cœur des villes où l’homme croit avoir dompté sa force, où tout est aligné, empilé, organisé, l’art de Moyoshi nous ramène au caractère primitif, anarchique, indomptable de nos origines.

« Un jour ou l’autre, [la nature] reprendra ses droits sur nous (…) quand je place un regard au milieu d’une fresque, c’est pour interpeller, dire qu’elle est là, qu’elle nous regarde. »

Un regard intense, parfois difficile à affronter tant il est aiguisé, tranchant de vérité sur nos modes de vies un peu fous. Retrouvez l’intégralité du travail de Moyoshi sur son site internet.

Une partie de son oeuvre est exposée au Cabinet d’amateur, Paris 11e, du 19 au 29 janvier.

Crédits photo : Kym, NOiD & J33R

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