Pourquoi le minimalisme peut (vraiment) changer votre vie

Non, le minimalisme n’est pas réservé aux maniaques ultra organisés obsédés par le blanc. Si vous êtes foufou, joyeux, bordélique, le monde du single tasking vous a aussi réservé une place. Voici huit raisons de rejoindre le club.

On revoit ses priorités. « Tout choix est un renoncement ». Le minimalisme nous invite à renouer avec nos aspirations profondes pour nous détacher des envies superflues. Si vous n’êtes pas un/une pro du ménage, acceptez-le, fixez-vous un seuil minimum de propreté et tenez-vous-y. Etre minimaliste, ce n’est pas être irréprochable, c’est apprendre à distribuer son énergie en accord avec ses choix de vie.

On ne se compare plus aux autres. Lorsqu’on se recentre sur ses propres objectifs, le besoin de se comparer au voisin disparaît et l’on se reconnecte avec notre singularité. L’idée que chacun est différent, ne fait ni mieux, ni pire, prend un sens plus concret.

On gagne en liberté d’agir. Lorsqu’on a choisi ses priorités et balayé le reste, le regard des autres et la pression sociale deviennent moins pesants. Si vous avez choisi de reprendre vos études, vous ne pourrez peut-être pas partir en vacances aux Bahamas avec vos potes cet été, mais ce renoncement aura un sens pour vous comme pour eux. Assumez chaque décision.

On trie ses pensées. La meilleure façon de se mettre au minimalisme, c’est de procéder à un immense ménage de printemps. Choisir de conserver, donner ou jeter ses objets, c’est faire de la place, dans sa vie, à ce qui a de l’importance et se débarrasser de ce qui n’en a plus. C’est là le pas (et peut-être le plus grand) vers la paisibilité de l’esprit.

Le quotidien est simplifié. Plus besoin de courir partout. Si vous êtes minimaliste, chaque tâche a été analysée, réfléchie et optimisée de façon à ce que votre journée se déroule de la façon la plus fluide possible. Et quand les choses ne se passent pas comme prévu, on se recentre sur le plus important et on lâche prise sur le reste. Ne gardez à l’esprit que l’essentiel. Respirez.

minimalisme avantages

On ne cède plus à la fièvre acheteuse. Votre temps, votre énergie, vos pensées mais aussi vos possessions deviennent le reflet de vos choix. Vous avez donné du sens à vos décisions, donnez aussi du sens à vos dépenses. Apprenez à mieux utiliser votre porte-monnaie en achetant des produits et des expériences de qualité. Ne vous jetez pas sur le dernier smartphone à la mode, interrogez vos besoins, vos habitudes, vos convictions et choisissez l’objet le plus proche de vos attentes. Prenez le temps de Choisir.

On vit le moment présent. Le minimalisme nous apprend à nous contenter de peu et à apprécier chaque instant à sa juste valeur. Une fois libéré du besoin de tout contrôler, de tout posséder, de tout accomplir, l’esprit est enfin disponible pour se consacrer à ce qui compte vraiment. On fait moins, mais mieux.

On est moins anxieux face à l’avenir. La peur n°1 dans nos société de consommation, c’est souvent de manquer. Au retour des vacances, on retrouve sa valise pleine de fringues finalement jamais portées, le frigo encore bourré d’aliments qui ont périmé en notre absence. Nous surestimons nos besoins. Or, le minimalisme nous apprend à faire mieux avec moins. Vous pouvez continuer à entasser les objets, mais vous n’aurez plus peur de vous en séparer.

Etes-vous minimaliste ? Avez-vous déjà pensé à simplifier votre vie ? Le Joyeux Magazine attend vos commentaires avec impatience.

P.S. Une sélection d’articles du blog le plus minimaliste du web, Zen Habits. Et aussi, Dix repères solides pour revenir au moment présent.

Crédit photos : Klaus Leidorf (<-il déchire)

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6 Commentaires

  1. Je ne fais que démarrer là-dedans, en essayant de me désencombrer et de faire le tri dans mes multiples projets depuis plusieurs années (cf mes articles sur le hamster ;) ), et j’avoue que même si je suis encore très loin d’être dans le minimalisme, mes progrès me font déjà beaucoup de bien!
    Ca m’apporte de la sérénité, rien que de savoir que je n’ai pas à faire les soldes ou du shopping parce que j’éprouve rarement le besoin d’acheter de nouveaux vêtements… ;) Quand j’achète quelque chose, c’est parce que j’en ai vraiment l’usage, ou que ça me fait plaisir, mais c’est moins dans l’achat d’impulsion ou « au cas où » (généralement mauvais conseiller ^^).

    La liberté d’agir, je me la suis toujours accordée, en tout cas dans ma vie perso (au travail c’est plus dur).
    Et effectivement, mon principal but dans le désencombrement, c’est d’avoir un appartement plus « simple » à ranger car plus vide! :)

    Processus en cours, à suivre…

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    • Joyeux Magazine

      Moi aussi ça m’a fait un bien fou d’apprendre à me séparer des choses. Avant c’était très difficile et maintenant c’est un soulagement de faire le tri de temps en temps, de m’alléger. C’est comme si ma tête aussi s’allégeait de ce stockage… Ca simplifie vraiment la vie et on se sent plus léger je trouve… La maison est plus facile, plus rapide à ranger et ça aussi c’est super agréable d’avoir un intérieur plus net et plus ordonné. Vive le minimalisme (même si je déteste cette mode qui le considère comme un régime de vie avec des règles etc..)

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  2. Je pense que je suis une minimaliste qui s’ignore. J’applique certains principes sans vraiment les théoriser.
    Il faut dire qu’un grand projet de déménagement, ça permet de se désencombrer. Et là, maintenant que le tri est fait, je n’ai pas envie d’acheter des choses inutiles.
    Mais je ne sais pas combien de temps cela durera. Et surtout que faire des cadeaux de ceux qu’on aime, et qui ne sont pas à notre gout ni dans notre philosophie? Encore pire, pour les cadeaux faits à mes enfants qu’ils adorent et que je voudrais juste jeter directement.
    L’art du compromis…

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    • Joyeux Magazine

      Haha oui dur dur d’expliquer le minimalisme aux enfants. Les cadeaux aussi me posent un dilemme. Le minimalisme m’a rendue très exigeante sur mes possessions et du coup il faut avouer que les cadeaux qu’on me fait (mis à part ce qui est consommable) me conviennent rarement. Je les stocke sans savoir quoi en faire. Et oui pour déménager sans trop de complications on n’a souvent pas d’autre choix que de s’alléger un peu !

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  3. « Etre minimaliste, ce n’est pas être irréprochable, c’est apprendre à distribuer son énergie en accord avec ses choix de vie. » => J’adore cette formulation ! Finalement, le minimalisme c’est une réflexion sur soi-même. Je trouve cela bénéfique, même si peut-être difficile à mettre en œuvre de manière « concrète » pour certains. Pour ma part, je pense avoir été pendant longtemps, comme Elize, une « minimaliste qui s’ignore ». Le gigantesque tri annuel, je m’y tiens depuis mon adolescence et force est de constater que ça me donne une sorte de nouvel élan et d’apaisement intérieur. Difficile à expliquer, mais vider son chez-soi, ça fait du bien, c’est certain !

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    • Joyeux Magazine

      Je suis entièrement d’accord avec toi. Faire le tri dans son intérieur c’est vraiment faire le tri dans sa tête et retrouver une ligne directrice, en se débarrassant de ce qui n’a plus d’importance. C’est presque une mini-thérapie finalement ! Merci pour ce commentaire enrichissant :)

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