Amitié : Comment être plus à l’écoute

Amis, conjoint, famille, collègues, auto-stoppeurs… On est tous, à tour de rôle, le psy de quelqu’un. Mais savons-nous vraiment écouter, sans jugement ni arrière pensée, en laissant à l’autre toute la place dont il a besoin ? Voici cinq leçons sur l’art de tendre l’oreille. 

mieux écouter

Comprendre plutôt que résoudre. 90% du temps, on a davantage besoin d’être écouté que conseillé. Raconter ses problèmes, c’est une façon de ranger ses idées. Laissez la solution émerger d’elle-même.

Laisser à l’autre la place de s’exprimer.  Savoir écouter l’autre parler, pendant cinq minutes pleines, sans émettre aucune remarque ni objection, ce n’est pas donné à tout le monde. « La plupart d’entre n’écoutons pas pour comprendre. Nous écoutons dans l’intention de répondre », Stephen Covey, auteur américain. Mais, avec une bonne dose de patience, ça s’apprend.

Poser des questions ouvertes. Une bonne oreille tendue a aussi une bouche, une bouche perspicace, qui pose les bonnes questions, reformule le problème pour en faire émerger des solutions.

Se comporter en miroir plutôt qu’en éponge. Même si vous partagez sa souffrance, vous morfondre à deux n’allégera pas son fardeau. Restez le pilier sur lequel il peut compter et tentez de lui apporter du recul sur sa situation.

Ne pas couper la parole. Ça coule de sens – nos parents nous le répètent encore – mais c’est une manie que peu d’entre nous sont parvenus à vaincre. Couper la parole, c’est décentrer l’autre de son récit.

Faire part de son expérience, seulement si on en a une. On est souvent tenté, pour exprimer sa sollicitude, de comparer ses problèmes. Attention aux maladresses. Livrez-vous seulement si vous pensez que votre histoire peut devenir une source d’inspiration positive.

En cas de gros bobo, accepter la souffrance. Pas facile de voir ses proches en détresse. Pourtant, cette phase d’extériorisation des émotions est vitale. Ne cherchez pas à évacuer la douleur, mais plutôt à la soutenir et à la comprendre.

« Quand quelqu’un vous écoute vraiment, vous vous sentez accepté, compris, important, valorisé et validé. Ça vous donne la voix qui vous aidera à vous retrouver vous-même. Ça vous rappelle que vous n’êtes ni invisible, ni seul. »

P.S. La blogueuse des Défis des filles zen a tenté, pendant une semaine, l’écoute active et bienveillante. Et ça n’a pas été simple ! Et aussi : débuter la méditation.

Crédit photos : Hurst and Brown

 

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2 Commentaires

  1. Eva

    Article intéressant ! Je me suis reconnue en chaque point : l’écoute, aucun jugement, les questions perspicaces. Ça doit être mon côté psy refoulé hahaha. Attention quand même à ne pas s’oublier quand on écoute ;-)

    J'aime

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