Saddo, le street artiste qui s’est créé sa propre cour de récré

Il y a une dizaine d’années, Saddo sortait d’une école de graphisme et ne savait pas vraiment ce qu’il voulait faire de sa vie. Alors il a pris le large (direction Boston) et est revenu quelques temps plus tard, gonflé par l’inspiration et l’envie de créer. 

Avec quelques potes créatifs, il fonde The Playground, l’un des premiers collectifs d’art roumain. Leur ambition : pousser les murs des galeries d’art et démocratiser la création sous toute ses formes, sans contraintes, sans prétention et sans attentes. Rien que le plaisir de jouer avec leurs bombes. Très vite, Saddo est repéré par le monde du street art. Depuis qu ‘il est gamin, il se gave de bds, de films d’horreurs, de romans de science-fiction et de fantaisie qui imprègnent son style à la fois romantique et burlesque.

saddo art de rue

« À l’époque, j’étais fraîchement diplômé de l’université, où j’avais étudié le graphisme, ce qui était assez restrictif, limité au fusain, au graphite, à la gravure etc. Ce sont des techniques que je trouve très détaillées, très avancées. Donc quand je suis sorti de l’école, j’en avais marre. J’ai alors découvert le graffiti et le street art, et j’ai retrouvé de l’inspiration. J’ai eu à nouveau l’envie de créer, dans un genre plus ludique. Je me suis « rebooté » en quelque sorte. J’ai tout repris à zéro, en essayant d’oublier la théorie académique et d’apprendre le langage du street art, basé sur la bd, les dessins animés, le graffiti, le lowbrow art,… Des trucs comme ça. »

Sa cote grimpe dans le monde de l’art et le jeune graffeur prend confiance en lui. Il se nourrit d’œuvres du XVe au XVIIe siècle pour affiner son pinceau. Il connaît par cœur les techniques de Giuseppe Arcimboldo, Bosch Brueghel ou encore Walton Ford. L’illustration naturaliste et botanique le fascine, de même que le pop art et la mythologie grecque.

bucharest street art

Ce mélange improbable d’influences devient sa patte et la marque de fabrique des scènes bizarroïdes, fantasques, parfois morbides qu’il illustre.

« Ces thèmes sont le résultat de mes propres pensées et peurs, mais aussi de toutes les choses qui me fascinent : différents artistes, les détails de certaines oeuvres, les fleurs, les oiseaux, les histoires et les mythes. »

Après avoir découvert Boston, Saddo s’est imprégné d’autres villes et d’autres cultures qui l’ont vu s’éloigner du graffiti pour se rapprocher de la peinture acrylique. Il est aujourd’hui peintre/illustrateur freelance mais l’art de rue reste son premier amour.

saddo artiste

saddo graffiti

saddo artiste de rue

saddo roumanie

Petit aperçu de son travail hors les murs sur le blog Ça j’aime bien, et aussi sur son site officiel et sur Facebook.

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4 Commentaires

  1. J’avais déjà croisé certains de ces travaux sur internet, par hasard. C’est un plaisir de pouvoir mettre un nom sur ce travail, que personnellement je trouve magnifique !
    On ressent effectivement beaucoup l’influence de Bosch dans certains de ses graff !

    J'aime

  2. Waaa c’est beau ! Et coloré ! Je ne connaissais pas du tout. Je pique le lien que tu as posté dans le commentaire précédent ;)
    Maitetxu

    Aimé par 1 personne

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