Pour ses Giant Origamis, Coco Sato se plie en quatre

Coco Sato Origami

Comme la garde robe de la reine d’Angleterre, les origamis de Coco Sato se parent de couleurs tantôt pastel tantôt vives. Mais surtout, ils témoignent de son amour pour l’esthétique japonaise et la philosophie zen.

From Tokyo to London : un cheminement vers l’authenticité

Petite, Coco Sato se souvient des après-midi passées avec sa grand mère à plier, pincer et replier des petits carrés de papier jusqu’à l’apparition de figures improbables : grues, grenouilles et papillons peuplent les maisonnées japonaises depuis le XIIe siècle. On se met aux origamis comme on apprend à tricoter, entouré des mères, des grands mères et des tantes qui ont elles-mêmes appris cet art de leurs aînées.

Coco Sato artiste

Son arrivée dans la chaotique ville de Londres,  où elle étudiera les arts appliqués, n’aura pas raison de son amour pour l’esthétique japonaise. C’est, au contraire, un sas de décompression.

« L’hyper-stimulation visuelle et sonore de la ville m’épuisaient. Je retrouvais la paix dans les temples bouddhistes, les jardins et les parcs tranquilles. »

Art origami

A l’époque, son diplôme en poche, elle hésite sur son avenir. Un jour, elle prend conscience que les gens sont fascinés par la culture japonaise. On est en 2009. Elle décide d’ouvrir son propre atelier de création d’objets en papier : Giant Origami.

L’origami pour art de vivre

Ces magnifiques pacotilles de papier incarnent des vertus dont on pourrait s’inspirer pour inventer le monde de demain. Sobriété, minimalisme, lenteur, finesse et durabilité, sont, après tout, des notions qui trouvent un écho grandissant dans nos sociétés épuisées par la surconsommation, le gaspillage et l’obsolescence programmée.

« En fondant Giant Origami, je me suis engagée à présenter aux sociétés occidentales la richesse et la beauté de ma culture maternelle, ainsi qu’à avoir un réel impact sur le monde. »

origami moderne

Ses premières années passées à Londres, dans les rues de Portobello, sont une deuxième source d’inspiration. Elle mesure alors combien « la couleur est un élément très émotionnel. Elle peut être apaisante, exaltante, inspirante, ou simplement très jolie. » La complexité de la colorimétrie apposée à la simplicité d’une feuille de papier l’intéresse particulièrement. Pas une création de Coco Sato n’échappe à son amour pour les couleurs douces et chatoyantes.

couleur art origami

Portobello Road, Londres

Coco Sato amène un peu de douceur et de raison dans ce monde de brutes, où les vagues sont tsunamiques et où les princesses meurent dans des accidents de voiture.

Vous avez aimé Coco Sato ? Allez-donc visiter sa boutique, abonnez-vous à sa newsletter de DIY Origami, ou encore adoptez, pour votre ordinateur, l’un de ces apaisants fonds d’écran.

Origami japon


artiste origami

P.S. Colorhunt aussi aime jouer avec les couleurs.

Crédits photos : Coco Sato et Earth Travel

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