Alerte à la bombe : les graffeurs se mobilisent pour le sauvetage de la planète

C’est l’ONG Care qui les a invités à graffer leurs ressentis sur les murs des canaux de l’Ourq et de Saint-Martin. Stoul, dAcRuZ, Koralie, FKDL et Doudou Style sont venu représenter leur compréhension du réchauffement climatique. Sécurité alimentaire, habitat, justice, sociale, accès à l’eau… Chaque artiste s’est mesuré aux multiples conséquences du changement climatique.

Fresque après fresque, le promeneur découvre des histoires d’ailleurs, mais aussi d’ici, qui témoignent de ce que signifient deux degrés de plus pour une ouvrière agricole, une mère de famille ou une jeune urbaine. CARE est particulièrement attentive à la condition des femmes dans les phénomènes dérèglements climatiques. Plus vulnérables car moins informées, c’est sur elles que les artistes ont posé leur regard.

Alors non, ça ne changera pas le monde, mais ça y contribuera. L’ONG espère notamment sensibiliser les personnes qui n’ont pas entendu parler de la COP21 et ne s’intéressent pas aux enjeux climatiques auxquels l’humanité fait actuellement face. Et pour s’assurer que le message passe, des visites guidées sont organisées par L’Alternative Urbaine, une association d’insertion professionnelle . Le prix est libre et l’inscription se fait ici.

A découvrir jusqu’au 19 décembre à Paris, au Point Ephèmère, sur l’esplanade de la Rotonde, sur le pavillon des Canaux et dans la rue Germaine Tailleferre.

dacruz - climat

dAcRuZ a représenté, à droite, un personnage qui incarne nos dirigeants politiques et économiques, dont le pouvoir est « une illusion »et  dont la langue détruit notre environnement. A gauche, une ville engloutie avec une maison qui se croit protégée. Et enfin, la figure de la Pachamana, symbole de la terre-mère dans la culture inca qui représente, malgré tout, « l’espoir de vivre en harmonie avec notre environnement ».

doudou-style-care

Le mur de Stoul figure « l’urgence de lutter face au réchauffement climatique ». « Sur une terre aride, une petite fille sème des arbres fruitiers. Elle plante les graines d’un monde plus respectueux de l’environnement ».

KKDL-climat

FKDL est particulièrement sensible à la problématique de l’accès à l’eau. « J’ai choisi de mettre en avant les mots clés confrontant les défis du changement climatique et les pratiques durables qui permettent de préserver les ressources ». Le personnage au centre, Miss Jones, s’oriente en direction des solutions.

koralie - care

Sur la fresque de Koralie, on trouve des usines, des poteaux électriques, des avions, mais aussi des éléments naturels comme les nuages, la pluie et le feu qui représentent le changement climatique. « La répétition et le mélange des motifs soulignent la complexité de préserver nos ressources naturelles. C’est un devoir environnemental mais aussi le premier pas vers une plus grande justice sociale. »

koralie - graffiti

Représentation de la future fresque de Koralie avant sa réalisation

stoul - climat

« Ma fresque illustre le droit fondamental pour chaque humain d’accéder à l’eau » explique Stoul. A gauche, une porteuse dos avec son enfant porte, sur sa tête, une cruche vide. Elle se dirige vers une goutte d’eau géante semblable à une pierre précieuse, une façon de « montrer à quel point l’eau qui nous est indispensable risque de devenir rare par endroit; alors même que d’autres régions du monde sont menacées par la montée des eaux. »

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