Bruce Gilden, des gueules à l’état brut dans le métro parisien

Bruce Gilden est un homme de 68 ans à la barbe rebelle, aux paroles tranchantes et au regard incisif. Il est né à Brooklyn et a grandi dans l’ombre de son père, un gros dur à cuire qu’il soupçonne encore d’appartenir à la mafia juive américaine. Lui aussi, on l’a longtemps pris pour un caïd de la photo, avec la façon singulière qu’il a de bondir sur les passants, flash et zoom en renfort, et de repartir tel un voleur de portraits.

La vérité, c’est que Bruce Gilden aime les gens, la rencontre. Il a commencé par des études de sociologie avant de se découvrir une immense passion pour la photographie. Fasciné par les visages atypiques, les attitudes excentriques, « les gueules » en somme, il tente de capter, sur son objectif, leurs émotions du moment dans un *clic* brusque et fugace. Sa patte ? Le zoom. Selon lui, plus on se rapproche du sujet, plus on pénètre l’intimité de son émotion. Ce qui intéresse Bruce Gilden, ce sont les petites aspérités, les cicatrices, les rides, la sueur sur le front. Tout ce qui rend un corps beau et humain.

Toutes ces âmes que le photographe américain capte à la volée forment une foule d’histoires qu’il laisse le soin au visiteur d’imaginer, en attendant le prochain métro.

bruce-gilden-new-york

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3 Commentaires

  1. Superbes photos et vidéo..!
    merci de me suivre sur Inspilia
    Amitiés

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