Un crocodile pour dénoncer l’insalubrité à Bengalore

L’histoire commence lorsque Baadal Nanjundaswamy manque de chuter de son vélo après qu’une pierre tombée d’un pont délabré de Bangalore l’ait fait dévier de sa trajectoire. Quelques années plus tard, la même scène se reproduit et des centaines de pierres gisent sur la route. Baadal en a assez. Il assemble les débris et les peint aux couleurs de l’Independance Day indien. Le problème est rendu visible. Les autorités locales comprennent le message et renforcent le pont.

Depuis, Baadal se sert de son talent d’artiste pour mettre en lumière les balafres urbaines : murs en ruine, trottoirs en décomposition, bouches d’égout volées… Il fait de ces imperfections des illusions poétiques en 3d. Et devient, malgré lui, un activiste de rue. La possibilité de protester de manière pacifiste, positive et respectueuse est devenue motrice de ses créations.

Le plus chouette dans tout ça, c’est que la ville de Bangalore s’est prise au jeu et suit l’artiste à la trace. Les installations vétustes ou vieillissantes sont, oeuvre par oeuvre, remplacées, retapées, rénovées.

Et malgré le buzz qu’a provoqué ce (faux) crocodile baignant dans un nid-de-poule taille extra large, Baadal Nanjundaswamy a l’honorable mérite de rester humble. Il veut rester un artiste indépendant de tout mécène ou bailleur et fait vœu de simplicité dans son art.

Félicitons-le

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