A-wa: Boogie night sous les bombes

Du hip hop, le désert israélien, une Jeep et des filles voilées d’un rose pétant… C’est le clip des soeurs Haim qui réussit l’exploit de faire swinguer simultanément Israël et les pays arabes. Le groupe A-Wa est devenu en quelques semaines le hit incontournable des Mipsterz, les hipsters musulmans.

A-wa, ça veut dire « oui » en Egypte. Un oui que le groupe adresse aux pays du Moyen Orient pour faire booty-shaker juifs et arabes, femmes et hommes, amis et ennemis sur fond de disco folklorique venue des chants traditionnels yéménites. Autant dire que ça bouscule les moeurs, les yeux et les oreilles.

Tair, Liron et Hagel sont soeurs. Elles ont grandi dans le désert israélien et sont fières de leur héritage juif et yéménite. Petites, elles ont appris les chants des femmes de là-bas, pour qui la chanson était, dans les années 60, leur seul moyen d’expression.  Et elles en ont fait ce tube, Habib Galbi, qui ne ressemblent à rien qu’on ne connaisse déjà. Un espèce d’ovni musical twistant entre la funk, le hip hop et les mélodies arabisantes du milieu du XX siècle.

A-wa fout un pavé dans cette mare de conflits et de persécutions. Un pavé pop et tradi à la fois.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s